Décider, c’est complexe !

Décider, c’est complexe !

 

Décider est complexe…

Lors des dernières séances d’accompagnement conduites récemment, un constat m’a frappé : « comme certains dirigeants se trouvent en difficulté lorsqu’ils doivent décider… !! ».

Andreu Solé disait : « Décider, c’est exercer sa liberté ! » …mais avant de se sentir libre, un dirigeant se trouve le plus souvent seul pour décider face à ses responsabilités et aux multiples paramètres à prendre en compte dans un environnement en mutations constantes.

Alors cette liberté apparente se transforme vite, pour certains, en un sentiment d’insécurité : insécurité face aux doutes de disposer des compétences/ressources utiles pour assumer une décision, insécurité face au niveau de prise de risque, insécurité face aux multiples évolutions conjoncturelles…

Comment aider le dirigeant à décider ?

Mon rôle, en tant que consultante avant tout accompagnant du dirigeant est alors de garder une posture adaptée et ne pas tomber dans le piège qui consisterait à dire « quoi faire » au professionnel accompagné…

L’important est alors, dans un premier temps, d’aider le dirigeant à se placer dans un état d’esprit positif, combatif et optimiste face à la situation rencontrée. L’objectif est de le libérer d’une forme de peur qui constitue un frein majeur à la décision surtout lorsque certaines situations difficiles vécues dans le passé semblent se reproduire.

Ensuite, il faut pouvoir l’aider à établir une mesure du risque pris et projeter tous les résultats positifs attendus : souvent la prise de risque est incontournable pour aller vers du positif mais où placer le curseur sur l’échelle du risque ??

Ma position de consultante est justement d’accompagner cette réflexion.

Des outils peuvent aider le dirigeant : l’analyse SWOT par exemple permettra d’identifier les forces, les faiblesses, les opportunités, les menaces de la décision. Dans le cas d’un recrutement, rater une sélection peut coûter jusqu’à six mois d’activité et retarder des tâches mais le réussir peut apporter des idées, de l’énergie, du temps, du chiffre d’affaires, etc…

L’idée est de casser, dès que possible, le mythe de la « bonne décision » : il n’y a pas de bonne ou de mauvaise décision, il peut y en avoir plusieurs mais surtout, il y a la sienne ! Ce qui compte, c’est de s’être forgé une intime conviction et de pouvoir la défendre même si on est loin de faire l’unanimité !!

En tant que dirigeant, il est important de se donner la possibilité de raisonner en dehors du cadre : dans le cas d’un recrutement en suspens, le décideur peut opter pour un intérimaire qualifié, plutôt qu’un CDI….tout est possible à condition de respecter ses impératifs de délai et financiers !

Au final, un aspect important demeure : s’autoriser à changer d’angle de vue sur une situation, c’est souvent se faciliter la prise de décision….

POUR EN SAVOIR PLUS : Formation Réflexion Développer des approches décisionnelles différentes